RÊVES ET POÉSIE (ADOPTION)


• DEUX MÈRES POUR UNE VIE
• POÈME D'UN NOIR POUR UN HOMME BLANC
• TE VOILÀ ENTRE NOUS
• RICHES DE NOS DIFFÉRENCES
• L'ENFANT EN ATTENTE
• DANS LES ORPHELINATS
• QUAND TON SOURIRE ME SURPRIT
• PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN
• BÉBÉ SOLEIL
• PETITS FLOCONS
• SOUFFLEUR DE RÊVES
• CHANSON D'AU REVOIR
• J'IRAI TE CHERCHER POUR T'AIMER
• MON ENFANT DU BOUT DU MONDE
• UN BOUT DE ROUTE AVEC TOI
• DIS MAMAN, C'EST QUI MA MÈRE
• BONNE CHANCE GAMIN
• LUEUR D'ESPOIR
Mademoiselle L'Aventure
Un autre nom



DEUX MÈRES POUR UNE VIE

Il était une fois deux femmes
qui ne s'étaient jamais rencontrées,
l'une dont tu ne te souviens pas,
l'autre que tu appelles "maman".

Deux vies différentes
dans l'accomplissement d'une seule, la tienne,
l'une fut ta bonne étoile,
l'autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t'apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d'amour,
la seconde fut là pour le combler.

L'une te donna tes racines,
l'autre t'offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L'une fit naître en toi l'émotion,
l'autre calma tes angoisses.
L'une reçut ton premier sourire,
l'autre sécha tes larmes.

L'une t'offrit en adoption,
c'est tout ce qu'elle pouvait faire pour toi.
L'autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l'éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

Ni de l'un ni de l'autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l'AMOUR.




POÈME D'UN NOIR POUR UN HOMME BLANC

Lorsque je nais, je suis noir.
Lorsque je grandis, je suis noir.
Lorsque je suis malade, je suis noir.
Lorsque j'ai froid, je suis noir.
Lorsque j'ai peur, je suis noir.
Lorsque je vais au soleil, je suis noir.
Et lorsque je meurs, je suis et je reste noir.

Toi, homme blanc,
Tu nais, tu est rose.
Tu grandis, tu es pêche.
Tu es malade, tu es vert.
Tu as froid, tu es bleu.
Tu as peur, tu es blanc.
Tu vas au soleil, tu es rouge.
Et lorsque tu meurs, tu es mauve.

Et tu oses me traiter d'homme de couleur !

Poème populaire d'Afrique du Sud




TE VOILÀ ENTRE NOUS

Te voilà entre nous, on ne t'attendait plus vraiment,
Te voilà tout à coup, tu es notre premier enfant,
Tu n'es pas venu par le chemin prévu,
Mais si tu savais combien tu nous manquais !

Te voilà entre nous et tu as presque un an déjà,
Te voilà tout à coup mais tu ne nous ressembles pas,
Dans moins d'une année, quand tu sauras parler,
Tu nous donneras le nom que tu voudras !

Ecoute bien petit, toi qui bouscules notre vie,
Pour l'habiller d'un grand bonheur à chaque pas,
Souviens-toi, dans la brume de tous les jours,
Que tu es là à force d'un amour !

Tu es là maintenant sous le toit de notre maison
Tu es là pour longtemps et tu vas prendre notre nom,
Nous ne voulons pas t'enfermer dans nos bras
Mais tu auras besoin de nous donner la main

Tu es là maintenant et désormais, nous serons trois,
Tu es là pour longtemps avec le rire au bout des doigts,
Tous les goélands de ton regard d'enfant
Feront éclater nos plus belles idées.

Ecoute bien petit, toi qui bouscules notre vie,
Pour l'habiller d'un grand bonheur à chaque pas,
Souviens-toi, dans la brume de chaque jour,
Que tu es là à force d'un amour !

Mannick (Auteur, chanteur, compositeur)




RICHES DE NOS DIFFÉRENCES

Un enfant noir, à la peau noire, aux yeux noirs aux cheveux crépus ou frisés est un enfant.

Un enfant blanc, à la peau rose, aux yeux bleus ou verts aux cheveux blonds et raides est un enfant.

L'un et l'autre. le noir et le blanc ont le même sourire quand une main leur caresse le visage quand on les regarde avec amour et leur parle avec tendresse. Ils verseront les mêmes larmes si on les contrarie, si on leur fait mal.

Il n'existe pas deux visages absolument identiques. Chaque visage est un miracle. Parce qu'il est unique.

Vivre ensemble est une aventure où l'amour, l'amitié est une belle rencontre avec ce qui n'est pas moi. avec ce qui est toujours différent de moi et qui m'enrichit.

Tahar BEN JELLOUM




L'ENFANT EN ATTENTE

Je t’ai vu rencontrer ton enfant aujourd’hui
Tu as embrassé ton bébé joyeusement
Alors que tu quittais avec elle,
J’ai joué à prétendre que tu m’avais choisi

Je suis heureuse pour le bébé,
Pourtant, à l’intérieur de moi, je souffre misérablement
Je voudrais plaider à ton départ
« Est-ce que personne ne veut d’une enfant de 3 ans? »

Je t’ai vu rencontrer ton enfant aujourd’hui
En amour avec elle avant même de l’avoir rencontré
Et en t’observant l’emporter
Je savais que ce n’était pas encore mon tour

Je t’ai reconnu de l’année passée!
Je savais que j’avais vu ta figure avant!
Mais tu es revenu pour un deuxième bébé
« Est-ce que personne ne veut d’un enfant de 4 ans? »

Je t’ai vu rencontrer ton enfant aujourd’hui
Mais cette fois-ci il y avait quelque chose de nouveau
L’infirmière est venue et a pris MA main
Et ensuite te l’a donnée.

Est-ce possible?
J’ai presque 6 ans!
Et il y a de jeunes enfants ici, tu vois?
Et ensuite, tu m’embrassas et je sus
L’enfant que tu avais choisi cette fois, c’était moi.

Traduction du texte de Debbie Bodie




DANS LES ORPHELINATS

Il y a dans les orphelinats
Des cloches qui sonnent
Mais ne chantent pas
De grands arbres
Qui tendent au ciel leurs bras
Mais les oiseaux ne s'y posent pas

Il y a aussi dans les orphelinats
Quelques poupées qui parlent
Mais ces poupées elles n'ont jamais dit :
"Papa... Maman..."

Il y a dans les orphelinats
Des murs grands comme l'Himalaya
Et des barreaux gros comme des séquoias
Et des portes lourdes comme des trois mâts

Il y a aussi dans les orphelinats
Quelques poupées qui rêvent
Mais ces poupées elles n'ont jamais dit :
"Papa... Maman..."

Il y a dans les orphelinats
Des vitres où l'on ne dessine pas
Et des pelouses où l'on ne marche pas
Et des cailloux qu'on ne lance pas

Mais il y a aussi dans les orphelinats
Quelques poupées qui meurent
Mais ces poupées elles n'ont jamais dit :
"Papa... Maman..."

Dans les orphelinats comme des prisonniers
Il y a des lits blancs avec des numéros
Et des poupées couchées qui crient en dormant
Elles crient "Papa... Maman..."

Il y a des larmes sur les oreillers des poupées
Car les poupées elles savent toutes, toutes pleurer
Ah! Il y a des rêves qui passent sous les yeux fermés
Car les poupées savent toutes rêver
Ah! Il y a des yeux au ciel, des mains croisées
Car les poupées savent toutes prier
Car ces pauvres poupées pourraient aimer
Sauraient aimer... pour être aimées...

Paroles et musique : C. François, Gilles Thibault 1968




QUAND TON SOURIRE ME SURPRIT

Quand ton sourire me surprit,
Je sentis frémir tout mon être ;
Mais ce qui domptait mon esprit,
Je ne pus d'abord le connaître.

Quand ton regard tomba sur moi,
Je sentis mon âme se fondre ;
Mais ce que serait cet émoi,
Je ne pus d'abord en répondre.

Ce qui me vainquit à jamais,
Ce fut un plus douloureux charme,
Et je n'ai su que je t'aimais
Qu'en voyant ta première larme.

Armand Sylvestre.




PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN
Écrit par Yves Duteil (pour la fille adoptive de sa femme)

Prendre un enfant par la main
Pour l'amener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi

Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras.

Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs
Tout doucement sans parler, sans pudeur
Prendre un enfant sur son coeur

Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie
Prendre un enfant contre soi.

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l'amour

Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années puis soudain
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien.



BÉBÉ SOLEIL
Yves Duteil

J'ai un bébé soleil dans le creux de mes nuits
qui berce mon sommeil et qui luit
frimousse ébouriffée qui monte à pas feutrés
l'escalier de la chambre d'été

J'ai un bébé soleil dans le ciel de ma vie
qui vient dès qu'elle s'éveille dans mon lit
me raconter ses rêves et chanter des chansons
blottie contre mon coeur et c'est bon
petit câlin dès le matin pour bien entamer la journée
petit bonheur mon coeur voudrait s'éclater

À l'heure où les enfants se sont tous endormis
un orage éclatait dans la nuit
et mon bébé soleil coeur battant sous la pluie
est venue me rejoindre sans bruit

Des larmes de frayeurs coulaient sur ses joues sans arrêt, c'est fou comme elle tremblait
je lui ai raconté les bagarres de ces nuages noirs quand ils se rencontraient

Le jour était levé quand l'orage a cessé
croissant crème de marron pain grillé
le ciel était tout clair au petit déjeuner
il y avait des éclairs au café
Petits plongeons dans le savon la crème et la mousse à raser
petit bonheur la peur est vite oublié
petit bonheur mon coeur voudrait éclater

Il me manquait trois mots pour finir un couplet
tout seul à mon piano je cherchais
j'ai senti qu'elle entrait sur la pointe des pieds
c'est alors qu'elle se mit à danser

Ses pas volaient sur le tapis elle éclatait de vie j'étais au paradis
elle connaissait déjà par coeur cette chanson d'une heure et la chantait aussi

C'est un bébé soleil dans le creux de mes nuits
qui berce mon sommeil et qui luit
frimousse ébouriffé qui monte à pas feutrés
l'escalier de la chambre d'été . . . (3 fois)



PETITS FLOCONS

Je vous regarde et je pense à elle
Vous êtes là
sur le rebord de ma fenêtre
Petits flocons
je vous regarde et je pense à elle
L'hiver prochain
elle sera là
souriant de toutes ses dents
Ses dents
petits flocons d'ivoire
dans une frimousse toute noire

Ecrit par André Lavoie, 10 janvier 2003, journée de la proposition de sa fille



Souffleur de Rêves
Souffleur de Rêves
Souffleur de Rêves
Souffleur de Rêves
Souffleur de Rêves
C'est un jeu d'enfant

Souffleur de rêves, je rêve d'être
Souffleur de rêves, je suis peut-être

Souffleur de rêves, c'est un jeu d'enfant
Surtout si le rêve réclame papa-maman

Se caresser les yeux d'un sourire pastel
Se donner corps et âme au merveilleux
Piquer sa petite étoile dans le grand ciel
Et, joue contre joue, pffff!, attiser le feu

Quand Laurence, sans arrondir le ventre
Me dit que nous l'appellerons Cassandre
Je pars illico sur mon radeau, à la godille
Chercher notre trésor dans les Antilles

Souffleur de rêves, c'est un jeu d'enfant
Même quand l'artisan a cheveux blancs

À un pâté de jonquilles de chez mes grandes
Un ruisselet de billes fait toute une branle
C'est très marrant, quoiqu'un peu bruyant
On dirait un volcan qui se brosse les dents

- Marie, si on faisait fondre ce ruisseau!
- Papa, allumes tes yeux de chalumeaux!
Sitôt dit, sitôt feu! «Un seau!» crie Mélo
- Andréanne, vite, une pipette de roseau!

Souffleur de rêves, c'est un jeu d'enfant
Qui porte la pureté de la source à l'océan

Pour gonfler le flacon des heures d'ivresse
Soufflons ensemble sur la présente minute
Fragile est le cristal au sommet de l'Everest
Soyons doux, nous n'aurons pas à crier: Zut

Avec toutes ces flûtes à tourner, remplir, vider
Il ne faut pas craindre de commander la corvée
Pauline, Claire, Georges, Zita, Michou, René
Allez, vos souffles chauds sont réquisitionnés

Souffleur de rêves, c'est un vrai jeu d'enfant
S'il y a plus de lèvres à la coupe que de dents

Il y a sur cette terre tant de paradis habitables
Pour découvrir Dieu, y a qu'à tendre la main
À ces rêveurs innés que l'on croise en chemin
Ils valent bien celui qui est né dans une étable

Les divins amis qui me sourient ont pour nom
Neruda, Gould, Brel, Casal, Gauguin, Corbière…
Les lointains amis qui me sourient ont le don
De souffler le rêve bien plus loin que la lumière

Souffleur de rêves, c'est un vrai jeu d'enfant
Quand les bulles forment une ronde de géants

Souffleur de rêves, je rêve d'être
Souffleur de rêves, je suis peut-être

André Lavoie, papa adoptant



CHANSON D'AU REVOIR
Chantée par les enfants d'un orphelinat en Haïti
lorsqu'un des leurs s'en va rejoindre ses parents adoptifs

Répétons la chanson
c'est notre leçon
on dit qu'on s'en va
et on s'en ira
on est bien ensemble
et on s'aime tant
on est des amis
et la vie nous attend
Amis faut se quitter
et se dire au-revoir
quoique l'on ai l'espoir
de bientôt se revoir

Quand malgré les détours
Que réserve la vie
Nous savons bien qu'un jour
Nous serons réunis

On est bien ensemble ....... ( reprendre a cet endroit au premier couplet )



J'IRAI TE CHERCHER POUR T'AIMER

Mon petit amour, comme tu es loin,
Si loin de moi mais si près dans mon cœur,
Mes heures, mes journées, mes semaines,
Toutes si longues et interminables,
Et toi tu poursuis ta vie,

Tu poursuis ta vie, sans savoir,
Te levant, te couchant au même rythme,
Tes heures, tes journées, tes semaines,
Toutes si semblables et grises,
Et moi je t’attends inlassablement,

Je t’attends inlassablement, tendrement,
me levant, me couchant en rêvant,
Aux heures, aux journées, aux semaines,
Toutes si remplies de toi, si remplies d’amour,
Et toi et moi enfin réunis,

Enfin réunis le jour où j’irai te chercher,
Pour t’aimer, te caresser et te bercer,
Des heures, des jours, des semaines,
Des heures, des jours, des semaines,
Sans jamais me lasser.

Je t’aime, je t’attends.
Mon fils, mon amour.

Ta maman

Écrit pour Alexandre durant l’interminable attente de cette journée où nous irons le chercher.
Novembre 2001


MON ENFANT DU BOUT DU MONDE

Oh mon enfant du bout du monde, on ne se ressemblera pas
Moi je serai ta maman blonde et toi mon bébé chocolat
Tu viendras sûrement du soleil, tes yeux seront noirs comme la nuit
Moi ma peau est pâle comme le miel et ici presque tout est gris

Si des gens nous montrent du doigt, on leur fera un pied-de-nez
Car même si tu es né là-bas, c'est ici que l'on va t'aimer
Je t'inventerai des histoires qui parleront de ton pays
Je te raconterai l'espoir pour que tu puisses vivre ta vie

Oh mon enfant du bout du monde

Je t'emmènerai en cerf-volant
Voir les roses des sables dans les dunes
Les montagnes, les océans
La neige et les cratères de lune
On fera des voeux tous les jours
Et ils se réaliseront
On trouvera le temps trop court et les jours d'école trop longs

Et tout ce qui m'a fait pleurer je voudrais t'apprendre à en rire
Pour que tu sois fort et léger le jour où tu devras partir
Oh mon bébé il faut m'attendre, bientôt je viendrai te chercher
Tu n'as pas grandi dans mon ventre, c'est mon coeur qui va te porter

Oh mon enfant du bout du monde

Paroles et musique : Sophie Forte



UN BOUT DE ROUTE AVEC TOI

Ils croyaient te voir naître à la vie comme tous les enfants
De leur chair comme le plus beau fruit de leur amour naissant
Et puis les mois, les années à t’attendre
Dans le désert des rêves perdus
Pour finir par comprendre
Qu’à l’évidence, tu ne viendrais plus.

Ils ont dû faire le tour de la terre pour enfin te trouver
Tout au fond d’un pays de misère (...)
Les visas, les avions, les courses folles
Les faux espoirs, les portes fermées
Mais toujours sur leurs lèvres
Le mot magique qui peut tout changer

Aimer, pour le droit, de faire un bout de route avec toi
N’exister que pour toi et t’offrir ce que la vie te doit

Et t’offrir ce que la vie te doit

Oubliés, les attentes aux frontières, les hôtels délabrés
Et les heures sur des chemins de terre, dans les taxis rouillés
Mais jamais rien n’effacera l’instant
Où leurs mains tendues ont pu te toucher
C’est le jour qui se lève
Au bout du rêve et tout peut commencer

Aimer, pour le droit, de faire un bout de route avec toi
N’exister que pour toi et t’offrir ce que la vie te doit

Et t’offrir ce que la vie te doit

(F.Porterie-Images/Images)


DIS MAMAN, C'EST QUI MA MÈRE?
(du groupe
Tamaris)

A l'âge où on demande à sa Maman
"Comment c'est qu'on fait les enfants?"
Toi, tu sais plus très bien où tu en es
Qui t'as porté? Qui t'a élevé?
En quoi pour toi (pour toi) c'est différent.

Alors tu cherches à comprendre,
"Pourquoi tu ne m'as pas porté, dans ton ventre
Comme mon frère et comme mes sœurs?"
Est-ce-que tout ça vraiment ça rentre,
Dans ta p'tite tête... dans ta tête et ton cœur?

Refrain

"Dis Maman, c'est qui ma mère?
D'où je viens, qui je suis?
Tout ça c'est un peu galère
Ça trotte dans ma tête la nuit."
Mais tu sais faut pas t'en faire
Car mon cœur t'a choisi
Et mon papa aussi.

A l'école c'est dur parfois
On te traite de jaune, de chinois
C'est d'ailleurs un peu (un peu) pour ça
Qu'tu me fais remarquer des fois
Que tu n'as pas vraiment la même couleur que moi.

Cette peau qui t'pose des tracas
Avec ce sacré eczéma
Bientôt tu t'en débarrasseras
De cette belle peau tu profiteras, oh oui! crois-moi
Pour faire craquer les nanas.

Refrain

Je sais que t'es plus fort que ça
T'es un costaud un dur, un vrai
Capable de tout porter à bout de bras
De te construire à petit pas
Des petits pas bien assurés, et musclés.

Car finalement t'as capté
Ta mère c'est celle qui t'a porté
Celle qui t'as mis au monde,
Ta maman c'est celle qui t'élève et t'aime à jamais
Même un peu plus chaque seconde.

Refrain


BONNE CHANCE GAMIN
(
du groupe Tamaris)

Y a du fuel qui sort des soutes
Des oiseaux pleins de mazout

Y a des trous dans l'atmosphère
On modifie même mes pommes de terre
Mais tout va très bien...

Y en a même qui se prennent pour des héros
En se faisant sauter le ciboulot.

Y a des fanas qui tombent les tours
Et ceux qui dealent dans les cours
Et ceux qui n'y sont pour rien...

Refrain (1)

Continuons le chemin
Dis moi mon fils
Dis moi gamin
A quoi ressemble ton quotidien

Continuons le chemin
Bonne chance mon fils
Bonne chance gamin
Nous on y était pour rien...

Y en a qui crèvent de faim
D'autres qui ont besoin de soins

Y en a qui prendraient bien le métro
Mais leur fauteuil est bien trop gros

Y a des fillettes sur les trottoirs
A l'âge où on raconte des histoires

Y a des minots sur les routes
Et plein d'autres qui se shootent
Et ceux qui servent à se faire du bien.

Refrain (2)

Continuons le chemin
Fais gaffe mon fils
Fais gaffe gamin
De pas te tromper de destin...

Continuons le chemin
J'espère mon fils
J'espère gamin
Que tu prendras un autre chemin...

Y en a qui meurent dans l'anonymat
Après 80 ans de combat

Y a des clochards sur les trottoirs
Qui s'oublient dans des litres de pinard
C'est la faute au destin...

Puis t'en a qui manquent de rien
Pour qui tout va plus que bien

Mais faut toujours qu'ils se plaignent, les cons
Pour un oui, pour un non
Sans jamais regarder plus loin...

Refrain (1)

Refrain (2)


LUEUR D' ESPOIR
Délivrez-les de la noirceur,
Et donnez-leur le bonheur.


Tous en haut de cette tour,
Avouez-leur pour toujours votre amour.


Détruisez ce mur,
Et offrez-leur de la nourriture.


Ôtez cette peur,
Et ouvrez votre coeur.



Arrêtez ce chagrin,
Et offrez-leur du pain.


Arrêtez ce danger,
Et donnez-leur la santé.


Ôtez cette pauvreté,
Et tendez-leur une bouchée.


Pour le bonheur des Haïtiens,
Tendez-leur la main.

Joëlle Deschênes (grande soeur adoptante), 10 ans




Mademoiselle L'Aventure (Francis Cabrel)
[un clic sur le titre vous amenera vers la vidéo]

Mademoiselle l'aventure
Vous avez posé sans bruit
Roulé dans sa couverture
Un petit ange endormi
On arrivait de nulle part
On l'a serré contre nous
Ce qui ressemble au hasard
Souvent est un rendez-vous
Mademoiselle le mystère
Evanouie pour toujours
Vous serez toujours la mère
Nous serons toujours l'amour
C'est le livre qu'on partage
Et nous voilà réunis
Au matin de chaque page
On vous remercie
Vous avez l'âge où on s'amuse de tout de rien de son corps
Pas de témoin je présume juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre et l'ombre vous a reprise
Cette petite âme blanche
Elle sera née deux fois
La première entre vos hanches
La seconde entre nos bras
La force que ça lui donne
C'est de l'éclat de diamant
On veut le dire à personne
A vous seulement
Vous qui avez l’âge où on s'amuse de tout de rien de son corps
Pas de témoin je présume juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre et l'ombre vous a reprise
Vous êtes sûrement très belle
Comme ce petit miroir de vous
Qui s'endort contre mon aile
C'est tout ce que je sais de vous
Mademoiselle...




"Un autre nom" de Cyril Paulus
[un clic sur le titre vous amenera vers la vidéo]

Comme les autres, On m’a placé ici
Comme les autres, J’attends le bon de sortie

Et comme les autres, Mon enfance défile
Comme les autres, A coup de réveil inutile

Comment faire pour les guider ?
Qu’ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à se donner
Et j’imagine un voyage, une rencontre
Une autre vie
Un autre nom

Et je rêve, De les voir elle et lui
Et je rêve, De les suivre loin d’ici

Comment faire pour les guider ?
Qu’ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à se donner
Et j’imagine un voyage, une rencontre
Qui m’emmènerai vers un nouveau monde
Deux visages, une maison
Une autre vie un autre nom

Comment faire pour les guider ?
Qu’ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à partager
Et j’imagine un voyage, une rencontre
Qui m’emmènerai vers un nouveau monde
Deux visages, une maison
Une autre vie un autre nom
Une autre vie un autre nom …

Merci à Lina




SUR LES ENFANTS
SUR HAÏTI






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