Haiti, un pays
inconnu jusqu’en 1997. A partir de là, tout nous intéresse
sur ce pays. On écoute, on lit et on ramasse tout ce qu’on
trouve sur Haiti car c’est le pays de nos garcons. C’est en août
1997 que commence cette belle histoire d’amour.
Amour imaginaire
au tout début. Puis Amour de nos deux prénoms le 15
octobre 1997, jour de la proposition.
Yanick et Jean-Cédrik,
je n’arrête pas de me répéter vos prénoms et
j’essaie de vous imaginer.
J’ai mal partout,
moi votre maman… J’ai du mal à respirer… Tout ce que je veux c’est
vous tenir dans mes bras, là où vous n’aurez plus jamais
faim, ni froid, ni peur.
Moi, votre mère,
je vais vous réchauffer, vous nourrir et nous consoler. Surtout,
je vais vous donner tout l’amour qui m’habite.
Un amour plus
fort que tout, un amour qui déplace des montagnes.
Enfin, vous êtes
dans nos bras… La terre ne tourne plus, je faiblis, je m’accroche à
toi Yanick et je pleure tandis que toi, si beau et si petit, tu nous souris.
Toi, Jean-Cédrik, tout aussi beau et petit que ton frère,
tu serres ton papa. Papa a les larmes
aux yeux. Il est si fier… Il te serre dans ses bras et toi tu pleures.
J’imagine qu’il y a trop de monde autour de toi et que tu as peur.
Papa finit par te consoler.
C’est mon tour
de te prendre et de te serrer très fort tandis que papa, toujours
aussi fier, prend Yanick. Je pleure de joie.
Je vous donne
un biscuit. Jean-Cédrik, toi, tu le manges tout de suite.
Toi, Yanick, tu le goûtes mais tu ne le manges pas. Tu le gardes
précieusement dans ta petite main. Plus question de te le
reprendre. Gare à nous si on essaie de te l’enlever.
Jean-Cédrik, je te redonne un biscuit et on ne peut te le reprendre.
On vous habille
ensuite et on s’en va à la maison. Toi, Yanick, tu t’endors
avant même d’avoir quitté l’aéroport. Toi, Jean-Cédrik,
tu regardes partout et tu vois les lumières des autos. Tu
dois te poser un tas de questions. Je vous regarde et je n’ai qu’une
seule envie : vous serrer dans mes bras. Vous êtes si beaux
et j’ai tant besoin de vous deux.
Rendus à
la maison, tous vos oncles et tantes arrivent pour vous souhaiter la bienvenue.
Ils vous aiment déjà et vous trouvent très beaux. Pendant la nuit,
Yanick, tu te réveilles. Je te prends et je t’amène
dans notre lit où tu te rendors aussitôt. Toi, Jean-Cédrik,
tu te réveilles plus tard dans la nuit. Papa va te chercher
et te couche à ses côtés. Tout le monde dort
beaucoup mieux et vous vous sentez en sécurité.
Nous sommes les
parents les plus heureux du monde parce que nous avons maintenant deux
beaux garcons à aimer et à cajoler.
Déjà
un an est passé et nous sommes toujours aussi heureux de vous avoir
avec nous.
Yanick et Jean-Cédrik,
on vous aime de tout notre coeur!
Pour aller sur le site d'adoption de Jean-Cedrik et Yanick, cliquez ICI